lundi 23 décembre 2013

Le Sang des Autres de Rick Mofina

                               
Au matin, des passants découvrent une sordide mise en scène dans la vitrine d’une boutique de robes de mariée : le corps d’une femme y est exposé de manière grotesque, dégoulinant de sang et vêtu d’une des plus belles robes du commerce.
Chargé de l’enquête, l’inspecteur Walt Sydowski ne décolère pas parce qu’on l’a obligé à prendre dans son équipe Ben Wyatt. À ses yeux, le jeune policier a commis l’irréparable en ne se portant pas à la défense d’un collègue en danger. Pour sa part, le fautif nie les faits et espère que la présente enquête lui permettra de se racheter.
Tenu à l’écart, Wyatt, sachant que Sydowski ne s’intéresse pas à l’informatique, jette son dévolu sur l’ordinateur de la victime. Quand il découvre qu’Iris Wood, une célibataire sans histoire, surfait fréquemment sur les sites de rencontres et qu’elle y avait trouvé un mystérieux correspondant, il sait qu’il tient une piste. Mais comment amener le vieux policier à s’y intéresser ?
De son côté, Tom Reed, pressuré par son nouveau patron du Star de San Francisco, a décidé de mener ses propres recherches devant l’habituel refus de collaborer de Sydowski. Et le voilà sur la piste de meurtres similaires à Phœnix, Las Vegas, Chicago, voire Toronto, au Canada !
Or, pendant que l’enquête s’enlise et que Sydowski s’entête, un homme cherche de nouveau une femme capable de pardonner les péchés de son passé
 

Feuilletez ce livre

Prix Arthur-Ellis 2003

vendredi 6 décembre 2013

CANARDO, une BD de Sokal

Canardo, un canard qui n'a pas froid aux yeux !
Canardo est à la BD ce que Mike Hammer est au polar avec une touche de désespoir en plus. Canard anthropomorphe, ce personnage créé par Sokal incarne un détective privé hors du commun. Les aventures, éditées maintenant sous la forme de compilations de trois albums par volume, sont dans la plus pure tradition du polar à l'américaine des années 50. Noires à souhait, se terminant toujours mal pour les personnages collatéraux, situées dans un univers déjanté de bars louches peuplés d'une faune que ne renierait pas Dashiell Hammett ou Raymond Chandler. Ces récits complexes menés tambour battant permettent à l'auteur de montrer à la fois son talent de graphiste et de scénariste. Si le personnage central du canard alcoolique et fumeur invétéré, affublé d'un imper à la Colombo, le colt leste et précis, est souvent en première ligne, l'auteur n'hésite pas à mettre en valeur des figures qui donnent le style au récit. Chien délirant en duffle coat élimé à la recherche de sa belle, chat énorme et cruel en quête d'une descendance dans des paysages de neige et de glace ou chanteuse de cabaret tubarde qui déclenche des tsunamis lorsqu'elle interprète un air bien connu des années 40. A l'attention des futurs lecteurs qui se laisseront séduire par ce terrible canard qui siffle les bouteilles d'alcool fort sans prendre le temps de respirer, il est impératif de lire les histoires dans l'ordre de publication car chacune d'elle apporte son grain de sel ou de sable à la personnalité de ce détective qui ne claque pas du bec pour rien, quitte à faire du grabuge !
 Volume 1 : Le chien debout (1981) - La marque de Raspoutine (1982) - La mort douce (1983) édité chez Casterman

mardi 3 décembre 2013

Terreur dans le Downtown Eastside de Jacqueline Landry

               

Description

Six victimes en douze mois. Des prostituées sont retrouvées sans vie sur la voie ferrée où passe le West Coast Express. Un tueur en série rôde et sème la terreur à Vancouver dans le Downtown Eastside, l’un des quartiers les plus pauvres et les plus criminalisés en Amérique. À travers des récits entrecroisés, gravitent une galerie de personnages aussi marginaux qu’attachants : Raymond, un sans-abri qui pousse son panier inlassablement pour fuir ses démons, Jarod, le chef de gang sans pitié, traqué par la police, Sylvia, Inga et plusieurs filles qui vivent dans un climat de violence permanente... entre les clients et la drogue. Au cœur de cette tourmente, Rachel, son mari François, policier de la GRC, et leur fille Sophie cherchent à trouver leurs repères dans leur nouvelle province d’adoption et verront leur vie transformée de façon irréversible. Au rythme des allées et venues du train de banlieue dont le cri se répercute dans la nuit, ce roman, à la fois dur et émouvant, nous plonge au cœur d’une profonde détresse sociale et humaine.

vendredi 22 novembre 2013

La Pieuvre de Julie Rivard

Quand les filles mènent le bal...
Marie-France Bornais

Marie-France Bornais @

Journal de Québec, Publié le: | Mise à jour:
Julie Rivard

À ne pas manquer

L’écrivaine Julie Rivard propose pour son troisième roman une enquête extrêmement palpitante, sexy et très originale: La Pieuvre. Son héros, le ténébreux et séduisant enquêteur Henrik Hansen, doit faire face à ses zones d’ombres et neutraliser le nouvel ennemi: une organisation criminelle composée exclusivement de femmes

Voir également l'article «La Pieuvre» de Julie Rivard pour un résumé dans Archives.

samedi 2 novembre 2013

Couleur Émeraude de Marie Caron

                
 
Non loin de l'hôtel de ses parents, aux allures d'une vieille demeure couleur craie où les chemins de sable mènent à la mer au gré du vent qui balaie les dunes de l'Émeraude, Joseph Cohen, peintre adulé dont les œuvres sont reconnues jusque dans la capitale, berce sa liberté d'artiste au contact de ses pinceaux et de ses toiles prestigieuses. Malheureusement, sa passion artistique sera de courte durée puisque le 17 juin 1940, l'Émeraude rentrera dans sa période noire et Joseph connaîtra le triste sort que lui aura réservé l'officier allemand : le Général Franz Eschenbrenner. Soixante-dix ans plus tard, l’hôtel luxueux construit par les parents de Joseph est transformé en aire de gîtes vacanciers qui deviendra le théâtre d’événements étranges laissant supposer que le peintre n'a pas dit son dernier mot. Sur fond de phénomènes inexpliqués et de vengeance préméditée, l'histoire de "Couleur Émeraude" se pimente, chapitre après chapitre, par l'arrivée inattendue de certains protagonistes.

dimanche 27 octobre 2013

FAUSSE IDENTITÉ de Norah McClintock

              

Résumé : Tout a commencé quand la photo de Zanny fut publiée dans le journal. Pourquoi tant de personnes s'intéressent soudainement à Zanny ? Qui était vraiment son père ? Comment reconnaître les vraies des fausses identités de tous ces gens qui tournent autour d'elle ? Un thriller haletant.

Notes particulières : Fausse identité a reçu, dans sa version originale, le prix Arthur Ellis du meilleur roman policier pour la jeunesse.

Description de l'écriture : Écriture serrée, intrigue fouillée, situation crédible, suspense maintenu jusqu'à la fin. Très bonne description psychologique des personnages.

Pistes à exploiter en classe : a) Quels sont les divers scénarios que vous avez imaginés en cours de lecture, avant de connaÎtre la fin ? b) Reconstituez la famille de Zanny, nommez chacun des membres et tentez de les décrire. c) Vous est-il arrivé d'avoir été trahi par un ami ? d) Imaginez la vie future de Zanny avec son oncle.

Prix littéraire :

Prix littéraires
  • Ibby Canada la Liste d'honneur de livres pour la jeunesse «Traduction du français à
    l'anglais» | Finaliste 2007

lundi 21 octobre 2013

Lame de Fond de Sophia Raymond

          
 
Depuis qu’elle a survécu au tsunami meurtrier du 26 décembre 2004, Anna Jensen, jeune et talentueuse illustratrice à Paris, est hantée la nuit par de sombres cauchemars. Sa rencontre avec Will Aberdeen, journaliste new-yorkais dépêché en France pour couvrir un congrès sur les expériences de mort imminente, est le point de départ d’une quête haletante. Pour découvrir la source des hantises de la jeune femme, Anna et Will se lancent sur les traces d’un passé lointain et mettent à jour un secret ancestral. Traqués par de mystérieux tueurs professionnels, leur soif de vérité va rapidement se transformer en course contre la mort.
 
Envoûtant, captivant, ce roman qui défie le temps et les frontières passionnera les amateurs de mystères et de thrillers ésotériques.
 
> Lire les sept premiers chapitres ICI    

jeudi 17 octobre 2013

La vie comme avec toi de Geneviève Genx Lefebvre

Île isolée, disparition, meurtre sordide, corps éventré : tous les ingrédients sont réunis dans ce roman noir.


Dans la paisible communauté d’Esperanza Island, en Colombie-Britannique, Angie Miller est assassinée, et son corps éventré, abandonné sur les rives du Pacifique. Angie laisse derrière elle une fille devenue adulte trop vite, un adolescent en pleine révolte et les ruines d’une vie consumée par le désordre et le mensonge.
À l’autre bout du pays, Antoine Gravel reçoit la visite de son ami Martin Desmarais. L’ex-policier vient d’apprendre qu’il a un fils de quatorze ans, Jacob, né d’une brève liaison qu’il s’était empressé d’oublier. La mort brutale d’Angie oblige Desmarais à faire face à une paternité dont il ne sait que faire.
Cherchant lui-même à fuir les exigences d’une nouvelle vie de famille qu’il trouve étouffante, Antoine Gravel décide de partir avec Martin Desmarais à la rencontre de ce fils inconnu. Alors que de jeunes Indiennes disparaissent dans l’indifférence générale, le meurtrier d’Angie Miller court toujours… Dans les îles du Pacifique, la brume dissimule longtemps la vérité.

http://www.editions-libreexpression.com/vie-comme-avec-toi/genevieve-lefebvre/livre/9782764805213

L'auteure a remporté le prix «coup de cœur» de Saint-Pacôme pour cet excellent thriller. Bravo Geneviève.

lundi 7 octobre 2013

Descente en enfer de Douglas Preston & Lincoln Child

         
Descente en enfer
Après que sa femme, Hélène, est enlevée sous ses yeux, l'agent spécial Pendergast, du FBI, se lance à la poursuite des ravisseurs, les pourchassant à travers les États-Unis jusqu'à Mexico. Mais là, ils lui échappent et Pendergast, brisé, rentre à New York pour s'enfermer dans son appartement, refusant tout contact avec le reste du monde.
C'est son fidèle ami, D'Agosta, qui vient le sortir de sa retraite. Il a besoin de son aide pour résoudre une série de meurtres étranges commis dans plusieurs hôtels de Manhattan. Le coupable ? Un garçon qui semble doué de capacités psychiques hors du commun, au point d'échapper chaque fois à la police de manière inouïe.
Pendergast découvre bien vite que les meurtres sont en fait un message des ravisseurs d'Hélène, et surprise, qu'il à non seulement un, mais deux fils. Comment est-ce possible qu'il l'ignorait durant tout ce temps ? Pourquoi tout ces meurtres ? La réponse se trouve au plus profond d'une forêt d'Amérique du Sud, où Pendergast affrontera un ennemi redoutable. Un vieux démon qu'il avait déjà combattu...

vendredi 6 septembre 2013

Crime au Manoir Dubreuil de Lyne Dion

                                            

 
En 2008, Florence Dubreuil hérite d’un somptueux manoir situé dans les Cantons de l’Est, au Québec. L’atmosphère paisible de ce lieu bascule brusquement lors du meurtre d’une chambreuse. Les enquêteurs Warton et Dolan fouillent le mystérieux passé de la victime et parviennent grâce à leur savoir-faire et la techno judiciaire à découvrir l'impensable scénario de vengeance.
Lyne Dion, une auteure à découvrir.
 
Copyright : Lyne Dion
 
Les Éditions Café-Crime
Date de publication : Août 2012
Imprimé par : BouquinPlus et Marquis Imprimeur
Nombre de pages : 192
ISBN : 978-2-9812113-1-6
Prix : 20 $ CAN.
Format numérique 12 $ CAN.
 

ÉCRIRE 14 : Comment réussir la fin.

10 Tips For Writing Endings To Your Story  


1. Always keep in mind what is expected in the genre you’re writing. If you’re writing a category romance, then the hero and heroine must unite at the end. If you’re writing a mystery, you must solve it by the end.

2. Avoid the dreaded deus ex machina. I previously wrote about deus ex machina. In most cases, you should not take the character(s)’ destiny out of their own hands. Force them to make the tough choices.
 
3. Think more in terms of appropriate ending rather than satisfying ending. I know some (maybe many) will disagree with me, but I LOATHE the term “satisfying ending.” It’s a story, not a Snickers bar. You need to write the appropriate ending for the story you are telling. It may end up disturbing your reader. It may even make them mad. That doesn’t mean it’s not the right ending.
 
4. On the other hand, don’t be a jerk and write a miserable ending for your characters to no real purpose. Stephen King, I’m looking at you. Sometimes he writes endings that negate about 90% of what transpired in the book.
If you have to do something like kill off a beloved character, or not bring the romantic couple together, or have the hero not attain a goal—make sure there are very, very good reasons for doing so, ..

5. Struggling to find a way to end things? Compose an event that brings most of the characters together. A battle, a wedding, a birth, a trial, a funeral…any event that would make most of the characters congregate is often a good way to end things.
 
6. If you’re REALLY struggling to find a way to end things—go back to the beginning. I can’t tell you how many times I was unhappy or unclear about how a story should end. I almost always found the answer by going back to the early part of the story. OR, I would go back and rewrite part of the beginning to help me compose a better ending. It’s a bizarre phenomenon, but sometimes writers unconsciously lay out the groundwork for the ending in the early part of the story...
 
7. When the story is over—STOP. You’d think this should go without saying, but some writers don’t know when to stop... Few things are worse than a story that keeps on going after it has pretty much ended.
 
8. On the other hand, beware of too much build up with too quick a resolution. One of my biggest beefs with the Twilight series was endless build up to confrontations that were then too easily and too quickly resolved. If you keep promising the reader an epic confrontation, then you should follow through with it.
 
9. You don’t have to tie up every little plot string, but tie up most of them. Everything doesn’t have to be neat and pat—in fact, that usually annoys readers—but don’t forget to deal with all major points.
 
10. Epilogs: I kind of like them. I generally can’t stand prologs, but epilogs are a different matter. Prologs usually end up as a way to front-load a lot of exposition. Epilogs are a way to give readers a peak into the future of the characters.
Are they strictly necessary? No. But ...

This is an abridged version of the original article which you can read by clicking on the title.

Écrire 14 : Elmore Leonard 10 tricks for good writing


Elmore Leonard started out writing westerns, then turned his talents to crime fiction. One of the most popular and prolific writers of our time, he’s written about two dozen novels, most of them bestsellers, such as Glitz, Get Shorty, Maximum Bob, and Rum Punch.  Unlike most genre writers, however, Leonard is taken seriously by the literary crowd.

What’s Leonard’s secret to being both popular and respectable? Perhaps you’ll find some clues in his 10 tricks for good writing:   *
  1.  Never open a book with weather.
  2.  Avoid prologues.
  3.  Never use a verb other than "said" to carry dialogue.
  4.  Never use an adverb to modify the verb "said”…he admonished gravely.
  5.  Keep your exclamation points under control. You are allowed no more than two or three per 100,000 words of prose. 
  6.  Never use the words "suddenly" or "all hell broke loose."
  7.  Use regional dialect, patois, sparingly.
  8.  Avoid detailed descriptions of characters.
  9.  Don't go into great detail describing places and things.
  10.  Try to leave out the part that readers tend to skip.
 My most important rule is one that sums up the 10.
 If it sounds like writing, I rewrite it.
 * Excerpted from the New York Times article, “Easy on the Adverbs, Exclamation Points and Especially Hooptedoodle”

mardi 3 septembre 2013

MALPHAS 3 de Patrick Sénécal

                                    
Après un mois de convalescence à l’hôpital de Saint-Devlon – les blessures récoltées lors de la dernière séance du club de lecture du cégep de Malphas n’étaient pas mineures –, je suis retourné à Saint-Trailouin, prêt à entamer la session d’hiver 2011. Enfin, je devrais plutôt dire « prêt physiquement », car pour le moral…
De fait, outre le mystère de l’inquiétant occupant de la cave du cégep, j’ai eu droit, pour me pourrir l’existence, au coup de téléphone de mon ex, qui m’a interdit de voir mon fils Émile pendant le temps des Fêtes, puis à une tentative d’assassinat. Oui, oui, vous avez bien lu : on a attenté à ma vie à moi, Julien Sarkozy ! Mais si je me doute bien de l’identité des personnes qui ont engagé le tueur – les Archlax père et fils –, je n’ai pas encore compris pourquoi je ne suis pas mort !
Si j’ajoute l’absence de Simon Gracq, toujours recherché par la police, mon doute grandissant sur la fiabilité de Rachel Red, ma divine collègue du département, pour enquêter sur le mystère de Malphas, et les morts qui surviennent autour de moi, vous conviendrez que j’ai de bonnes raisons d’avoir augmenté un tantinet ma consommation !
Pourtant, c’est seulement quand j’ai trouvé la façon de m’introduire dans la cave du cégep que j’ai vraiment su ce que ça voulait dire, être dans le « gros trouble » !

Feuilletez cet ouvrage
Eh oui, la saga Malphas 3 de Patrick Sénécal se poursuit et avec une tentative de meurtre sur le personnage principal de Julien Sarkosy, et avec ce 3e  tome, Patrick vise assez bas, et même jusque dans la cave ! Qu'est-ce qu'il y a de si gros que ça dans cette cave ? L'enfer de Danté ?

jeudi 29 août 2013

ÉCRIRE 13 : 12 conseils d’écriture de Stephen King

12 conseils d’écriture de Stephen King



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Parmi tous les célèbres auteurs qui ont écrit au sujet de leur métier, Stephen King est, selon moi, l’un de ceux qui le font avec le plus de justesse et de générosité. Son ouvrage On writing fait définitivement partie de mes bibles en la matière. S’il n’est pas scénariste mais romancier, ses conseils s’appliquent à tous les types de proses.
Il faut dire que l’écriture est pour lui un véritable sacerdoce. Il a signé ses premières œuvres aux portes de l’adolescence et n’a quasiment jamais passé depuis, un jour sans s’asseoir à son bureau. Rien ne semble pouvoir venir à bout de l’inspiration horrifique et galopante de Stephen King, ni la mort (il a échappé de justesse à un très grave accident il y a une quinzaine d’années), ni la cécité qui le menace (il souffre d’une dégénérescence de la rétine). S’il existe une manière d’écrire d’outre-tombe, il la trouvera à coup sûr!
Voici douze judicieux conseils qu’il adresse aux jeunes auteurs…

Est-il vraiment besoin de présenter le « maître de l’horreur »? Né il y a soixante quatre ans dans le Maine, un état américain dans lequel il réside toujours et qui est au cœur de la plupart de ses œuvres, Stephen King autopublie ses premières nouvelles alors qu’il est encore lycéen. Lors de ses études universitaires, il publie plusieurs nouvelles et il écrit un premier roman, The Aftermath, resté inachevé, puis The Long Walk, une œuvre qui ne sera publiée que bien des années plus tard et sous le pseudonyme de Richard Bachman.
En 1974, le jeune auteur publie Carrie, un roman qui sera adapté par Brian De Palma, et accède à la gloire. Stephen King abandonne l’enseignement et ne se consacre plus qu’à sa plume. En près de quarante ans de carrière, il publie -sous son nom ou celui de son alter ego- une quarantaine de romans, des dizaines de nouvelles, divers essais, ses mémoires, et collabore à divers scénarios.
Nombre de ses œuvres ont été adaptées sur petit ou grand écran, notamment The Shinning, Stand by Me, The dead zone, Christine, Misery, The Shawshank Redemption, Dolores Claiborne, The Green Mile, Hearts in Atlantis, ou, plus récemment, 1408 et The mist.
Voici ces douze conseils aux auteurs débutants, que je vous traduis en substance:
1. Être talentueux. Selon Stephen King, les jeunes auteurs associent à tort le talent avec le succès ou l’argent qui en découle. Ce qui compte avant tout est de travailler d’arrache-pied  pour devenir un bon auteur, tant au niveau de la forme (structure) que du fond (style). Mais il faut aussi pouvoir, selon lui, développer un œil critique sur sa propre prose afin de savoir jusqu’à quel point s’acharner. En clair, malgré l’envie, certains aspirants auteurs n’ont pas le talent nécessaire pour devenir professionnels. Et l’écrivain d’ajouter que ce moment charnière où il convient d’abandonner son rêve dépend de chacun et n’est pas proportionnel avec le nombre de rejections.
2. Être soigneux. C’est à dire s’attacher à la présentation: grammaire, orthographe, mise en page… Je ne peux qu’abonder dans ce sens: rien n’est plus rédhibitoire pour un lecteur professionnel que de parcourir un scénario truffé de fautes, c’est un des signes les plus manifestes de l’amateurisme de son auteur!
3. Exercer son sens de l’autocritique. Aucun texte n’est bon dès le premier jet, savoir écrire consiste essentiellement à pouvoir réécrire autant de fois que nécessaire. Je projette d’ailleurs de vous proposer très prochainement un article sur ce sujet…
4. Supprimer tout mot superflu. Raconter une histoire ne consiste pas à exercer un prêche. C’est encore plus vrai en matière d’écriture de scénario!
5. Ne consulter aucun livre de référence au moment de l’écriture. Dictionnaires, encyclopédies et autres ouvrages de conseils d’écriture sont, selon Stephen King, à consulter avant ou après mais en aucun cas au cours du processus d’écriture. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il ne faille pas vérifier l’orthographe d’un mot, ou lui chercher un synonyme en cours de route, le propos est de ne pas freiner sa créativité en perdant trop de temps pour des détails qui concernent le travail de relecture (qui engendrera lui-même une réécriture).
6. Connaitre les marchés, c’est à dire à la fois son audience et les décideurs (éditeurs, producteurs, diffuseurs…) auxquels adresser son histoire. J’ajoute que trop de jeunes auteurs ignorent (voire snobent) ce conseil par paresse ou orgueil mal placé sans réaliser qu’ils s’ôtent par là-même toute chance de succès.
7. Écrire pour divertir. Conseil qui découle du précédent. C’est bien beau de vouloir se faire plaisir, raconter sa vie, ou coucher sur papier « son message », mais encore faut-il que cela intéresse une audience…
8. Se demander si on prend du plaisir à écrire. Ce n’est pas parce qu’on a soudain une idée d’histoire que l’on sera capable de la mener jusqu’au bout. C’est un travail chronophage, épuisant mentalement et physiquement (contrairement à ce qu’on pourrait penser de prime abord), et souvent ingrat, encore faut-il s’épanouir en l’exerçant. Sinon il faut vraiment passer à autre chose: une autre histoire ou carrément un autre métier…
9. Apprendre à évaluer les critiques. Faire lire son travail c’est bien, mais encore faut-il recueillir assez d’avis pour pouvoir en tirer un quelconque bénéfice. Chaque avis est subjectif (et j’ajoute qu’il faut dans la mesure du possible consulter des lecteurs compétents). Si dix personnes font la même remarque sur une scène, un personnage, un rebondissement de l’intrigue, un dialogue… c’est qu’ils sont dans le vrai, quand bien même l’auteur adore cet élément. Si chaque avis diverge, en revanche, mieux vaut prendre du recul, voire solliciter de nouveaux avis, avant d’entreprendre une quelconque réécriture.
10. Observer les règles en matière de démarches. Je passe mon temps à vous le répéter, jeunes Padawans (et à m’écharper via les commentaires avec certains lecteurs bornés), quand on veut devenir un auteur professionnel, il faut apprendre à se comporter comme tel, qu’il s’agisse de démarches en live, au téléphone ou par mail. Le marché ne va pas changer pour vos beaux yeux ou votre incroyable talent et rien n’est plus agaçant pour un professionnel que la morgue et l’amateurisme (attention, je ne parle pas d’inexpérience).
11. Ne pas se soucier de « prendre un agent ». Comme je vous l’expliquais à plusieurs reprises dans ces colonnes, les agents ne sont pas intéressés par les auteurs débutants. Ne vous inquiétez pas, vous les verrez venir vers vous en même temps que le succès…
12. Si un texte est mauvais, il faut le tuer. C’est certes douloureux mais certaines bonnes idées de départ ne sont pas vouées à donner naissance à des histoires dignes de ce nom. Beaucoup de professionnels recommandent d’ailleurs de laisser dans un tiroir ses premières œuvres qui n’ont pour finalité que d’apprendre à écrire. Et vous savez quoi? Dans 99,99% des cas ils ont RAISON.
 

Auteur : Nathalie Lenoir

Nathalie Lenoir est scénariste (cinéma/TV) membre de la Guilde Française des Scénaristes, blogueuse et écrivain. Elle a rédigé des articles pour de nombreux sites web et pour la presse papier, notamment les revues Synopsis, Ciné-Studies et La Gazette des Scénaristes.

jeudi 22 août 2013

INFERNO de Dan Brown

                                                 
«

Inferno

»
de

Dan Brown



Dans ses best-sellers internationaux, Da Vinci Code, Anges et Démons et Le Symbole perdu, Dan Brown mêle avec brio l’histoire, l’art, les codes et les symboles. En retrouvant ses thèmes favoris, Dan Brown a certainement construit l’un de ses romans les plus stupéfiants, au cœur des grands enjeux de notre époque.
C’est l’une des plus grandioses œuvres de la littérature italienne, L’Enfer de Dante, qui est le fil conducteur de cette nouvelle aventure. En Italie, plongé dans une atmosphère aussi opaque que mystérieuse, le héros de Dan Brown, Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard va devoir affronter un adversaire diabolique sorti des limbes de l’Enfer et déchiffrer l’énigme la plus complexe de sa carrière. Elle le fait plonger dans un monde où l’art et la science de pointe tissent un écheveau qui exige de sa part toute son érudition et son courage pour le démêler. S’inspirant du poème épique de Dante, Langdon se lance dans une course contre la montre pour trouver des réponses et découvrir en traversant les Cercles de l’Enfer ceux qui détiennent la vérité… avant que le monde ne soit irrévocablement changé.
Traduit l’anglais par Dominique Defert et Carole Delporte

Comme toujours, Dan Brown ne déçoit pas. L'intrigue est captivante et les personnages (surtout Sienna) sympathiques, sauf bien sûr les méchants comme Knowlton et Vayentha que l'on aime bien haïr !

lundi 5 août 2013

Vertiges Mortels de Neal Baer & Jonathan Greene

                               
Claire Waters est une jeune psychiatre spécialisée en médecine légale. Hantée par un événement traumatisant de son enfance, Claire est attirée par les patients « incurables », qui semblent n’avoir ni peur, ni conscience. Naturellement douée pour mettre les gens à l’aise, elle sait les aider à affronter leurs plus noirs secrets. Un cas terrible l’attend dans l’aile psychiatrique de la prison de Rikers Island à New York. Et ce cas pourrait briser son existence.
Il s’appelle Quimby. Son beau visage enfantin dissimule une sordide histoire de mauvais traitements. Il réveille chez Claire quelque chose qu’elle préférerait ne pas affronter. En essayant de déverrouiller le passé de Quimby, elle met au jour, malgré elle, ses propres secrets douloureux. Claire va se retrouver propulsée dans l’esprit d’un autre tueur, un fou dangereux qui surveille ses moindres mouvements. Et cela ne peut s’achever que par la folie ou la mort…

Dans le pire des cas de James Patterson

                               
New York. Le fils d'une des familles les plus aisées de la ville se fait kidnapper. Étrangement, aucune demande de rançon ne parvient à la famille ou à la police. Par quoi le tueur peut-il donc être intéressé ? Si ce n'est pas l'argent, quelles peuvent être ses motivations ?
L'inspecteur Bennett est chargé de l'enquête. Père adoptif de dix enfants, il ne peut qu'être particulièrement touché par cette affaire.
Bennett, sous la pression de la municipalité et des riches familles new-yorkaises craignant pour leur progéniture, se voit contraint de faire équipe avec l'agent spécial du FBI, Émilie Parker.
Ensemble, ils se lancent à la poursuite de ce mystérieux kidnappeur qui, s'il ne demande de rançon, souhaite éveiller les consciences des riches et des puissants...

jeudi 20 juin 2013

SENTINUM T.1 de Max Carignan et Nancy Boisvert

       
Le 10 septembre 2001, Peter Coben, oeuvrant comme ingénieur informatique pour la NSA, décèle un composant électrique suspect. Cette découverte conduit les autorités sur la piste d’un gigan tesque réseau d’écoute électronique envers le gouvernement américain. Au terme de l’investigation, les responsables devront faire face à l’incommensurable horreur de leur détection. Sans le savoir, Peter Coben devenait l’artisan d’une effroyable spirale à l’issue catastrophique.
Au même instant, un survol des montagnes Blanches de la Nouvelle-Angleterre tourne au cauchemar. Alexandra Richard et Christopher Ross seront désunis par un funeste coup du destin, amorçant ainsi un cycle de démence explosive.
Christopher Ross affrontera davantage que la cupidité pour secourir Alexandra. Il sera contraint de traverser l’enfer afin de retrouver celle qu’il aime, car il trouvera sur son chemin l’organisation Sentinum qui ne permettra à personne de contrecarrer ses projets…
maxcarignan.com

Très bon suspense qui nous tient en haleine jusqu'à la fin. Personnages centraux bien campés. Max Carignan est un auteur à suivre.

La Trahison du Scorpion par Andrew Kaplan

             
Le chef des services de sécurité égyptien est sauvagement assassiné dans un café du Caire. Le tueur, sans pitié et sans visage, est uniquement connu sous le nom du « Palestinien ».
C’est le premier acte d’une série d’attentats qui secouent le monde, prenant tous les services de renseignements au dépourvu. Pour tenter de faire face, la CIA fait appel au seul homme capable de mettre fin à ce cauchemar, un ancien agent dont le nom de code est « Scorpion ». La chasse effrénée pour trouver et éliminer le cerveau de la vague de terreur mène le Scorpion des bas-fonds du Moyen-Orient aux quartiers chics des capitales européennes.
Entre l’extrémisme islamiste, la corruption en Russie et les intérêts américains, comment éviter de mettre le monde à feu et à sang ? Une mission qui semble impossible. D’autant que les apparences sont parfois tellement trompeuses…
Complots internationaux, meurtres
et trahisons : un grand thriller.

dimanche 9 juin 2013

N'ouvre pas les yeux de John Verdon

                         
            
Une jeune femme a été retrouvée décapitée le jour même de son mariage, dans la somptueuse propriété des Ashton. Tout accuse le jardinier mexicain, un certain Hector Flores, qui demeure introuvable depuis. L'inspecteur Gurney, appelé en dernier recours par la mère de la victime pour retrouver le meurtrier, s'aperçoit bientôt que la mariée n'avait rien d'une oie blanche... et que ses rapports avec son fiancé, Scott Ashton, jeune et brillant psychiatre, fondateur d'un institut pour enfants «difficiles», sont plus complexes qu'il n'y paraît à première vue.
Gurney ne tarde pas à se rendre compte que rien, dans cette histoire, n'est conforme aux apparences. Et quand il découvre, déposée chez lui en son absence, une poupée décapitée, il comprend très vite aussi qu'il risque lui-même d'être la prochaine victime. Ce qu'il ne sait pas encore, c'est que son enquête va le mener bien au-delà du meurtre - dans la toile inextricable d'un ennemi terrifiant, tentaculaire et, surtout, très patient.
Après son premier roman et coup de maître 658, Verdon persiste, signe et monte encore le niveau d'un cran. De son ouverture saisissante jusqu'à son finale stupéfiant, N'ouvre pas les yeux est un chef-d'oeuvre du genre, servi par une intrigue au cordeau et des personnages tourmentés. John Verdon s'impose définitivement dans la cour des grands du thriller.

mercredi 29 mai 2013

Les 5 thrillers à lire cet été de RTBF News.

De James Patterson à Camilla Läckberg : Les 5 thrillers à lire cet été

 
  • Les maisons d'édition accordent habituellement une belle place, au printemps, aux romans policiers et autres thrillers. Cette année encore, de grands noms du genre, tels que Dan Brown et Michael Connelly, répondent au rendez-vous. De James Patterson à Camilla Läckberg, voici une sélection de 5 romans incontournables à lire et/ou à offrir aux amateurs de thrillers.
    - James Patterson, Moi Alex Cross
    Avec plus de 200 millions de livres vendus, l'auteur de thrillers le plus lu au monde retrouve son héros fétiche, le détective Alex Cross, et livre une enquête criminelle qui le mène au coeur des cercles du pouvoir. Avec sa collègue et compagne Bree Stone, il tente de retrouver l'assassin de sa nièce et ne tarde pas à découvrir que le meurtrier a fait d'autres victimes.
    JC Lattès (3 juin) - 20 euros
    - Dan Brown, Inferno
    Dan Brown, auteur du "Da Vinci Code", livre un 6e roman dans lequel son héros récurrent, le professeur de symbologie de Harvard, Robert Langdon, plonge dans l'enfer de Dante et s'engage dans un combat contre un savant fou qui menace la planète d'une pandémie. Le dernier roman de Dan Brown, qui a déjà vendu 200 millions de livres dans le monde, sera adapté prochainement au cinéma par Columbia Picture.
    JC Lattès (23 mai) - 22,90 euros
    - Michael Connelly, Le Cinquième témoin
    Dans ce nouveau thriller judiciaire, l'ancien chroniqueur criminel du Los Angeles Times relate le procès d'une femme endettée, accusée d'avoir organisé le meurtre d'un cadre dirigeant de la banque qui menace de saisir sa maison. L'écrivain distille suspens et rebondissements sur fond de crise des subprimes.
    Calmann-Levy (2 mai) - 21,90 euros
    - Douglas Preston, Lincoln Child, Descente en enfer
    Pour ce nouveau quatre mains, le célèbre duo Douglas Preston et Lincoln Child retrouve leurs héros récurrents, de l'inspecteur Aloysius Pendergast au sergent D'Agosta. Brisé par l'enlèvement de sa femme Hélène, Pendergast a appelé à la rescousse D'Agosta qui enquête sur une série meurtres étranges. Les deux acolytes comprennent que les assassinats sont en lien avec le rapt d'Hélène.
    L'Archipel (15 mai) - 23,95 euros
    - Camilla Läckberg, Le Gardien de phare
    La romancière suédoise Camilla Läckberg, star confirmée du polar à la sauce nordique, propose un nouveau volet des aventures d'Erica Falck et de Patrik Hedström. Dans le 7e opus de cette série appréciée par le critique et le public, l'héroïne mène de front sa vie personnelle et une nouvelle enquête. Camilla Läckberg a publié entre autres "La Princesse des glaces" (2008), "Le Prédicateur" (2009), "Le Tailleur de pierre" (2009) et "L'Enfant allemand" (2011).
    Actes Sud (5 juin) - 23,50 euros

mercredi 22 mai 2013

LA PIEUVRE de Julie Rivard

              

La pieuvre

Julie Rivard


Dans le petit village à fl anc de montagne de Cap-à-Nipi, l'agent Henrik Hansen, encore hanté par son passé amoureux, se bat contre un syndrome de stress post-traumatique dont il souffre à force d'avoir repêché des cadavres.

Or, une organisation criminelle d'un nouveau genre prend racine dans la paisible région : la Pieuvre. Le groupe, composé exclusivement de femmes, sévit dans toute la province. Promu à la tête de l'escouade chargée de démanteler l'organisation, Henrik commet l'erreur de prendre l'affaire un peu trop à la légère. Pourtant, il apprendra rapidement qu'il a eu tort de sous-estimer la Pieuvre, surtout lorsque la mystérieuse leader du groupe l'entraîne dans les eaux les plus sombres qui soient : celles de son passé.

ÉCRIRE 12 : WRITING Efficient Dialogs. Écrire Des Dialogues Efficaces et Réalistes par Jodie Renner

A. Dialogue needs tension, conflict and emotion! This one is huge. As Randy Ingermanson and Peter Economy say in Writing Fiction for Dummies, “Dialogue is war! Every dialogue should be a controlled conflict between at least two characters with opposing agendas. The main purpose of dialogue is to advance the conflict of the story.”

1. Leave out the “Hi, how are you?” “I’m fine, and you?” “Nice day,” stuff, and cut to the chase. Skip past introductions and all that empty blah-blah small talk.

2. Avoid any kind of long monologue or dialogue that just imparts information, with no tension or emotion.

3. Don’t use dialogue as “filler” – if it doesn’t advance the plot, heighten the conflict, or deepen the characterization, take it out.

4. Include lots of emotional or sexual tension and subtext in your dialogue. Silence, interrupting, or abruptly changing the subject can be effective, too.

B. Loosen up the dialogue.

The most common problem with dialogue for new writers is that it often sounds too stiff and formal. Here are some easy, quick tips for loosening up the dialogue to make it sound more natural:

1. Read your dialogue out loud. Does it sound natural? Can you cut some words out, or use more common, everyday conversational words, rather than more “correct” words? In conversation, use “bought” rather than “purchased,” “use” rather than “utilize,” etc.

2. Use contractions. Change “I am” to “I’m”, “we will” to “we’ll”, “do not” to “don’t”, “they will” to “they’ll,” etc.

3. Break up those long, grammatically correct complete sentences. Nobody talks in complete sentences in informal conversations with friends (or enemies) and family, especially in stressful situations. Frequently, use some short sentence fragments, and one-word answers.

4. Don’t have one person go on and on about a subject. Fiction is not the place for a lecture on a topic, or somebody speaking at length about himself. It’s not natural, and your readers aren’t interested in long monologues! Have the other person interrupt to ask a question, give their opinion, seek clarification, change the subject, etc.

C. Keep it real!

Avoid unnatural dialogue caused by having the characters say things they would never say, just to impart some information to the readers! An extreme example of this would be a character saying to his sister: “As you know, our parents died in a car crash five years ago.” Or even the more subtle, “As your lawyer, I must advise you…” Using dialogue this way to get some information across to the reader is artificial and a sure sign of an amateur writer. Work the information in subtly, without having one character say something that the other would obviously already know.

D. Give each character his or her own voice or speaking style. Make sure all your characters don’t sound the same (like the author).

First, pay attention to differences in gender, age, social status, education, geographical location, historical era, etc. Some characters, especially professionals, will use more correct English and longer sentences, while others will use rougher language, with a lot of one- or two-word questions or answers, sprinkled with expletives.

Then, think about individual personality differences within that social group, and the situation. Is your character: Shy or outgoing? Talkative or quiet? Formal or casual? Modern or old-fashioned? Confident or nervous? Tactful or blunt? Serious or lighthearted? Relaxed or stressed? And give each character their own little quirks and slang expressions, but exercise caution when using slang or expletives. (More on that in another article.)

E. Gender differences.

Bear in mind that men and women tend to express themselves differently.

- In general, men are terser and more direct; they usually prefer to talk about things rather than people or feelings; and they often use brief or one-word answers.

- Women, on the other hand, like to talk about people and relationships; often hint at or talk around a subject, tend to express themselves in more complete sentences; and often want to discuss their feelings.

- These differences are especially important to keep in mind if you’re a female author writing dialogue for male characters, and vice-versa.

F. Other tips:

1. Avoid “talking heads” – pages of unbroken dialogue, with little action or description.

- Move the characters around the scene, and indicate their reactions, gestures and body language:

“…as they walked into the kitchen,” “They pulled up in front of the police station,” “He crossed his arms,” “She got up and started pacing.” “He touched her arm.” “She gasped in alarm.” “He clenched his fists.” And so on.

2. For dialogue tags, use mainly he said and she said (and asked for questions), which are non-intrusive, rather than words like remarked, conjectured, queried, interjected, insinuated, pronounced, and uttered, which draw attention to themselves and can be annoying.

3. Also, beware of using non-speaking words as attributes, like “That’s so nice,” she smiled, or “You bet,” he grinned. You can’t “smile” or “grin” words! But you can say, “You bet.” He grinned and waved as he pulled away.

4. However, in addition to he said and she said, words like shouted, whispered, mumbled, yelled, murmured, and screamed are very useful for advancing the plot and ramping up your imagery.

5. Avoid the dialogue tag if it’s obvious who’s speaking.

6. But do make it clear who’s speaking. Readers don’t want to have to back up and check to see who’s talking now.

7. Try to use action tags (beats) instead of dialogue tags, such as:

Shelley hung up the phone. “That was Carole.”

Mark tensed. “What did she want?”

8. Avoid having the characters constantly using each other’s names. Once in a while is good, but don’t overdo it.

© Copyright Jodie Renner, August 2010, http://www.jodierennerediting.com/

Resources: On Writing Romance by Leigh Michaels, A Writer’s Guide to Fiction by Elizabeth Lyon, Writing Dialogue, by Tom Chiarella, Novel Shortcuts by Laura Whitcomb, Writing Fiction for Dummies by Randy Ingermanson and Peter Economy

Tout Homme Rêve d'Être Un Gangster de Jean Charbonneau

                      

J’aime tout de la Main : ses clubs, ses putes, ses truands, sa saleté, sa sauvagerie, sa vulgarité, sa violence. Tout.



Ainsi s’exprime Jérôme Ménard, celui qu’on surnomme « le roi de la Main ». Sur le lit de mort de sa mère, il fait la promesse de veiller sur ce qu’il reste de sa famille, originaire du Faubourg à m’lasse. Déjà spécialisé dans le racket de la protection, Jérôme voit grand et souhaite se lancer dans la distribution d’héroïne pour assurer le bien-être des siens. Seule ombre au tableau : son jeune frère Georges travaille pour celui qui contrôle ce marché à Montréal… Quant aux femmes du clan Ménard, elles cultivent aussi leur part de rêves inaccessibles. Heureusement que la famille représente ce qu’il y a de plus fort quand tout le reste fait défaut.

À la fois roman noir, roman historique et portrait social, Tout homme rêve d’être un gangster nous plonge dans le Montréal de la fin des années 1940, celui du Red Light, des cabarets et où la survie et l’économie de la débrouille passent souvent par des entorses aux bonnes mœurs catholiques. Par le biais d’une écriture cinématographique, Jean Charbonneau réussit le tour de force de rendre attachants des personnages qui n’hésitent pas à enfreindre certaines règles avant d’aspirer à un peu de lumière. 

Extrait

Les quatres types qui descendent le boulevard Saint-Laurent à la hâte sont vêtus d’un manteau couleur charbon et d’un borsalino noir bien vissé sur la tête. Leur rang serré, leur accoutrement et le nuage de condensation qui s’échappent de leur bouche leur donnent des allures de locomotive. Une fois la nuit tombée, Saint-Laurent devient la Main, pôle d’attraction de tous ceux en ville qui ont envie de s’éclater, aussi bien durant les canicules du mois d’août qu’au cours des pires froids de février. On peut tout trouver sur la Main: drogues, stock volé, femmes faciles, adolescentes lubriques, livres mis à l’index parles bonzes de l’Église catholique, images pornographiques, rêves artificiels de toutes sortes. Un endroit où les excès fous, la violence et l’exploitation des faibles sont la norme. La lutte pour le contrôle des activités de la Main est souvent féroce, la fin justifiant tous les moyens. Et de tous les joueurs impliqués dans ces hostilités, le plus craint est Jérôme Ménard, alias "le roi" de la Main.

Écrit dans un style purement québécois et représentatif de la mentalité des années 40 qui régnait à Montréal sur la Main (boulevard St-Laurent) à l'époque. Les personnages (surtout Jérôme) sont très bien campés et nous sont vite sympathiques même s'il s'agit de gangsters qui sont associés à tout ce qu'il y a de sale dans cette ville. Pour les amateurs de romans policiers «historiques».

jeudi 9 mai 2013

La Malédiction De Lilith par Michael Byrnes

             
Des fresques antiques prédisant l'apocalypse, une déesse oubliée aux pouvoirs légendaires, un complot meurtrier... Des montagnes irakiennes aux gratte-ciel de Las Vegas, un cocktail détonant d'aventure et de mystère.

Dans les monts Zagros, en Irak. Poursuivi par des mercenaires américains, un groupe de terroristes islamistes trouve refuge dans une grotte. Mais alors qu'ils se préparent à subir l'assaut final, un mal étrange les consume un par un.
À Boston, aux États-Unis. La paléolinguiste Brooke Thompson est sur le point de divulguer le résultat de ses recherches effectuées en Irak sur des peintures millénaires représentant une femme-démon, quand elle échappe de peu à une tentative de meurtre.
Qui a intérêt à faire taire la scientifique ? Quel sombre secret cherche-t-on à protéger ? Et qui est cette déesse inquiétante dont l'histoire est gravée dans la roche ?

Avec l'aide de l'agent Thomas Flaherty, Brooke Thompson va devoir déchiffrer l'énigme des fresques et déjouer une terrible machination qui pourrait anéantir le Moyen-Orient.

Bon suspense. Quelques personnages intéressants. Un intrigue bien menée, que désirer de plus ?
Pour les amateurs de thrillers historiques dans le genre de Dan Brown.
 

mercredi 8 mai 2013

Ne t'éloigne pas de Harlan Coben

                                 

Ne t'éloigne pas
Derrière le rêve américain, les pires cauchemars sommeillent... À la sortie d'un club de strip-tease, un homme et une femme disparaissent. Dix-sept ans plus tard, alors qu'un inspecteur tente toujours de percer le mystère, des secrets qu'on croyait soigneusement enterrés remontent doucement à la surface. Une nouvelle visite en enfer organisée par les méninges habiles du maître de nos nuits blanches.
Une formidable poussée d'adrénaline, un voyage en enfer mené tambour battant par le maître de vos nuits blanches. Oserez-vous fermer l'oeil cette nuit ?
Un soir de février, Stewart, père et époux dévoué, sort d'une boîte d'Atlantic City en compagnie d'une ravissante strip-teaseuse. Personne ne les reverra.

Dix-sept ans plus tard, l'inspecteur Broome cherche toujours à percer le mystère. Et des éléments pourraient bien relancer l'enquête : des photos anonymes, une nouvelle disparition, même lieu, mêmes circonstances.

Coïncidences ? Rituels macabres ?

Et si Megan avait la réponse ? Car cette bonne mère de famille cache un passé sulfureux. Un passé qu'elle tente d'oublier depuis dix-sept ans...

Mensonges, vengeance, prostitution, meurtres et rédemption. Alors qu'un serial killer fait les after des clubs à la recherche d'une proie, des secrets soigneusement enterrés sortent des bois...

dimanche 28 avril 2013

Mission Sacrée 2, Le souffle de l'Arctique de Claudine Douville

       

Mission sacrée 2
Le souffle de l'Arctique

Par l'auteure Claudine Douville



Dans le deuxième tome de cette saga d'aventures, le héros poursuit sa quête dans l'immensité et le froid arctiques.



Dans ce deuxième volet de la trilogie, Nate poursuit sa mission, confiée par son ami Aigle noir : retrouver trois objets sacrés dispersés sur la planète. Il a déjà rapporté Feu, la statue de métal des Touaregs, et cherche maintenant Air, la poterie Navajo, donnée aux Inuits du Groenland il y a plusieurs siècles. Accompagné de Laura, Nate atterrit à Ittoqqortoormiit, au sud-est du Groenland. Avec leur guide, ils partent en traîneau à chiens vers une station scientifique où ils espèrent trouver de l'information sur l'épave d'un bateau qui y aurait été pris dans les glaces quelques siècles plus tôt, selon certaines légendes. Mais aux terribles dangers naturels du Groenland s'ajoutent ceux des ennemis qui rôdent.
J'ai bien aimé le tome 1, et avec le T2, Claudine ne m'a pas déçu. Dès le début de l'histoire, on embarque et on est sur les dents pour savoir ce qui viendra après. L'intrigue est vraiment bien ficelée et les personnages sympathiques et bien campés. Pour les amateurs d'aventures et de suspense.



Découvrez la page Facebook de la trilogie Mission sacrée.

mardi 23 avril 2013

R pour Revanche de Preston & Child

                                            
R pour revanche
À 12 ans, Gideon voit son père, un scientifique travaillant pour le gouvernement, se faire abattre sous ses yeux.
À 20 ans, Gideon est au chevet de sa mère, qui lui révèle que son père n'était pas le traître que tout le monde croyait, mais qu'il fut la victime d'un complot d'État.
À 32 ans, Gideon est enfin en paix avec lui-même. Il a exaucé les derniers souhaits de sa mère qui, sur son lit de mort, lui avait soufflé : « L'heure de la revanche a sonné... » Il vient enfin de d'éliminer l'assassin de son père, un ancien général haut gradé...
Une officine travaillant pour la CIA a suivi ses « exploits ». Elle connaît de surcroît son passé de cambrioleur et sa maîtrise des nouvelles technologies. Elle le contacte alors pour lui confier une mission aussi secrète que dangereuse...
Premier pas de Gideon Crew dans l'univers trouble des services secrets. Un premier tome bien accueilli tant par le public que la critique : « On imaginerait bien Gideon Crew dans un roman de Ludlum ou dans un film de la série Ocean's Eleven. » David Baldacci ; « Vivement la suite. » Suspense Magazine ; « Une nouvelle série qui tient toutes ses promesses. » Booklist ; « Un seul regret : la fin arrive trop vite. On en redemande. » Associated Press.
Les auteurs introduisent ici un nouveau personnage principal : Gideon Crew. Je n'était pas un fan du précédent inspecteur Pendergast, mais Crew m'interpelle. C'est en quelque sorte un anti-héro et ça me plait. Pour moi c'est le meilleur roman écrit par Douglas Preston et Lincoln Child. Sous certains aspects, il me fait penser à Patterson. Bonne lecture.

mercredi 10 avril 2013

LE TRIBUNAL DES ÂMES de Donato Carrisi

                                 
Suspense Crime 02/2012
Les crimes commencent par des aveux. 
Rome. Sa dolce vita, son Capitole, ses foules de pèlerins, ses hordes de touristes. Sa pluie battante, ses sombres ruelles, ses labyrinthes souterrains et ses meurtriers insaisissables.
   Marcus est un homme sans passé. Sa spécialité : analyser les scènes de crime pour déceler le mal partout où il se terre. Il y a un an, il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd’hui, il est le seul à pouvoir élucider la disparition d’une jeune étudiante kidnappée
    Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifi que. Elle aussi recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an, son mari est tombé du haut d’un immeuble désaffecté. Elle n’a jamais tout à fait cru à un accident.
    Leurs routes se croisent dans une église, devant un tableau du Caravage. Elles les mèneront à choisir entre la vengeance et le pardon, dans une ville qui bruisse encore de mille ans de crimes chuchotés au coeur du Vatican. À la frontière de la lumière et des ténèbres.

Pas vraiment à la hauteur du précédent, Le Chuchoteur. L'enquête de Marcus et Sandra tire en longueur et l'auteur se sert de flasbacks un peu trop souvent à mon goût. Moralisateur.

LES GRIFFES DU MENSONGE de James Patterson & Michael Ledwidge

                     
Les griffes du mensonge
Nina Bloom est une brillante avocate new-yorkaise qui élève seule sa fille de 16 ans.
Lorsqu'un homme est injustement accusé d'être un tueur en série et risque la condamnation à mort, Nina n'a d'autre choix que de replonger dans un passé auquel elle avait soigneusement tourné le dos...
Dix-huit ans auparavant, ivre, elle a percuté un homme avec son véhicule. Le policier qui arrive sur les lieux lui propose de l'aider en la laissant fuir et en faisant disparaître le corps de celui qu'il dit être un dealer.
Ce policier, nommé Peter, elle l'épouse. Mais alors qu'elle est enceinte, elle découvre que Peter est un ripoux impliqué dans des affaires de drogue et de meurtres. Elle quitte alors Key West sans laisser de traces et change d'identité.
Aujourd'hui, son passé la rattrape. Et Peter, qui a retrouvé sa trace, est bien déterminé à la réduire au silence. Définitivement...

} Télécharger un extrait

Patterson s'est encore surpassé ! C'est l'histoire de Jane (Nina s'appelait Jane il y a 18 ans) , une jeune étudiante qui, après avoir heurté quelqu'un en voiture, épouse le policier qui lui sauve la mise en faisant disparaitre le corps. Sauf qu'elle se rend compte juste à temps qu'elle a épousé un psychopathe et qu'elle doit fuir la Floride pour lui échapper ! Et 18 ans plus tard, son passé la rattrape, et son psychopathe de mari aussi. EXCELLENT thriller ! 

dimanche 31 mars 2013

OMBRE de Nathalie Parent

           

Au milieu de la nuit, Alexandre entendit Shadow émettre un grognement. Quand il ouvrit les yeux, il aperçut à la lueur de la lune Shadow couché près de l’entrée de la chambre. Il était étendu et ses oreilles rabaissées vers l’arrière de sa tête. Ses crocs sortis, il ne cessait de grogner. Alexandre retira lentement la couverture et posa ses pieds par terre. Il fixa l’entrée tout en se levant sans bruit.
Alexandre jeta de nouveau un regard sur le chien. Son poil hérissé et ses crocs imposants, il était toujours aux aguets, scrutait le corridor. Quand Alexandre revint poser ses yeux dans la demi-pénombre du corridor, il aperçut pendant une fraction de seconde une ombre sur le mur. Il sursauta et recula, manquant de trébucher. Du plus profond de son être, la peur le tenaillait. Ce qu’il avait aperçu n’était pas une ombre projetée par un individu ou une bête quelconque. Elle avait surgi au milieu du mur pour ensuite grimper jusqu’au plafond et enfin disparaître brusquement. Un peu comme si elle s’était fondue à l’intérieur du plafond.
Un aboiement de Shadow le fit revenir à la réalité. Le corps couvert de chair de poule et le cœur battant à tout rompre, il sortit néanmoins de la chambre en prenant soin d’atteindre l’interrupteur et d’allumer. Mais à présent, la chose n’était plus présente. Shadow se dandinait à ses pieds comme si
rien d’étrange n’était survenu. À ce moment, il ignorait que l’ombre n’en était qu’à sa première visite.

Pour en savoir plus allez lire un extrait sur Amazon (sur Kindle). Fortement recommandé aux amateurs de suspense par une grande écrivaine.

dimanche 24 mars 2013

SARATOGA WOODS de Élizabeth George

                                           

Pour survivre, elle doit fuir...

La jeune Hannah Armstrong possède un étrange pouvoir. Elle entend les pensées des autres, leurs « murmures », comme elle les qualifie. Un jour, elle comprend que son beau-père vient de commettre un meurtre. Pour la protéger, sa mère décide de l'envoyer sous une nouvelle identité sur l'île de Whidbey, au large de Seattle. Malheureusement, une fois sur place, rien ne se passe comme prévu pour celle qui se fait désormais appeler Becca King. La personne censée l'accueillir ne l'attend pas au débarcadère. Et ne s'y présentera jamais. Livrée à elle-même, Becca doit dorénavant se débrouiller seule, dans un endroit qu'elle ne connaît pas et dont les habitants, comme elle ne tarde pas à le découvrir , semblent tous receler une part d'ombre...


Avec toute la maîtrise du suspense et la finesse psychologique qu'on lui connaît, Elizabeth George nous offre aujourd'hui le premier livre d'une série mettant en scène sa nouvelle héroïne, Becca King.

vendredi 15 mars 2013

ÉCRIRE 11 : Quelle est la recette d'un bon roman policier ?

Quelle est la recette d’un bon roman policier ?

Je vais sans doute décevoir l’auteur de cette question mais je ne connais aucun guide à suivre à la lettre pour écrire un livre d’après un modèle. Une recette de cuisine, vous la suivez pas à pas et vous sortez du four les délicieux cookies qui vous faisaient tant craquer sur la photo. En écriture… désolée, mais ça n’existe pas !
En revanche, j’ai quand même bonne nouvelle, on peut quand même définir des ingrédients nécessaires à l’écriture d’un bon polar.
polar
D’abord essayons de connaître un peu mieux le genre policier.

1 - Les différents types de roman policier

 a / Le roman d’énigme :
Le roman d’énigme est un roman policier dans le­quel le cheminement romanesque va du mystère à l’élucidation du mystère, d’un crime à la révélation du nom du coupable de ce crime, par le biais d’une enquête menée par un détective (professionnel ou amateur) faisant preuve de qualités d’observation et de déduction.
Souvent conçu, dans les années 1920-1930, comme un jeu intellectuel entre le lecteur et l’auteur. Le roman d’énigme a été aussi appelé roman-problème.
b / Le roman noir
À l’opposé de l’univers con­ventionnel, ludique et (relati­vement) policé du précédent, le roman noir, né aux États-Unis dans les années 1920, avait pour ambition de rendre compte de la réalité sociétale du pays : gangstérisme, corruption politique et policière, pouvoir de l’argent, utilisation manifeste de la vio­lence.
Les détectives privés « durs à cuire» à la Sam Spade ou à la Philip Marlowe en sont les incarnations emblématiques et le resteront au travers de plusieurs générations de roman­ciers noirs.
Par extension, le roman noir d’aujourd’hui désigne un roman policier inscrit dans une réalité sociale précise et porteur d’un discours critique, voire contestataire, sur cette réalité.
 3 / Le roman de procédure policière
Dans ce type de roman policier, l’auteur s’efforce de mettre en scène de la façon la plus réaliste pos­sible des enquêtes criminelles menées par des po­liciers professionnels dans le respect des modali­tés habituelles des procédures d’investigation.
4 / Le roman de suspense
Alors que le roman d’énigme et le roman noir sont les romans du détective, le roman de suspense peut être défini comme le roman de la victime.
Il met généralement en scène un personnage placé dans une situation de danger ou pris dans une machination. L’auteur joue machiavéliquement du compte à rebours et de la tension drama­tique, de l’attente et de la chute. La grande caractéristique de ce genre policier est son tempo de plus en plus rapide, de plus en plus fiévreux.
5 / Le thriller
Dans sa première acception, le terme «thriller», du verbe anglais thrill (faire frémir), désignait de façon générique le roman d’aventures policières ou d’espion­nage, le roman-poursuite où l’ac­tion prime sur la détection.
Dans son acception moderne, le terme dé­signe des ouvrages de natures très différentes (thrillers médi­caux, thrillers informatiques, etc) dont les points communs, résident dans ce qu’on pourrait-appeler la mise sous tension du lecteur et dans le caractère complexe mais très structuré des intrigues.

 2 – Les ingrédients du bon polar

Aujourd’hui, le roman noir a le vent en poupe. Les lecteurs ont besoin d’effrois, de frissons, d’horreur. Alors tout le monde rêve d’écrire un polar, mais méfiez-vous des apparences ! Derrière un style abordable ou des livres qui peuvent vous sembler plus simples à écrire, se cachent souvent des techniques plus complexes. C’est le cas du polar, qui est loin d’être le genre littéraire le plus facile d’accès, alors qu’il est souvent perçu comme simpliste par les auteurs débutants.
Quels sont les ingrédients obligatoires à un bon roman noir ?
D’abord, trouvez un bon meurtre, très violent et plein d’hémoglobine !
Soyez ouverts aux faits divers, vous devriez trouver votre bonheur !
Ensuite,  faites monter la pression avec la description d’un cadavre, homme ou femme, vous voyez selon votre histoire.
Créez un inspecteur, privé ou non, hors du commun, particulièrement malin, qui ne respecte ni la hiérarchie ni les règlements. Construisez-lui un personnage divorcé, sa femme l’a quitté, ou veuf, elle est morte tragiquement : meurtre, accident, maladie.
Ensuite créez un autre personnage qui  le seconde. Un personnage, charismatique qui va le motiver à poursuivre, bousculer ses certitudes, l’éclai­rer…
Enfin, dernier ingrédient indispensable : un meurtrier surdoué et tortueux échappant, jusqu’à la fin du bouquin à l’étau qui se resserre.
Je ne suis pas une spécialiste du polar mais je pense que tout y est.
Dans ceux que j’ai lus, j’ai souvent remarqué que la personne chargée de l’enquête a souvent déjà son idée sur le meurtrier dès la première page.
Si vous envisagez d’écrire un roman policier, lisez beaucoup de polars en tous genres. décortiquez les contenus.  Possédez une bonne base tech­nique et scientifique. Idéalement avoir de bonnes notions de crimi­nologie serait utilise. Connaître également les étapes d’une enquête, les méthodes de la police scientifique et son exploitation des indices peut être un véritable atout. Ces connaissances sont à mon sens non négligeables pour satisfaire des lecteurs du genre de plus en plus avertis et surtout pour bien les tenir en haleine !

Posez vos questions !
Vous avez besoin de conseils ou d’idées sur un thème bien précis ?
Je vous propose de rédiger des articles sur demande, sur des thèmes qui vous intéressent et qui n’ont pas encore été abordés dans ce blog. Contactez-moi dès maintenant et expliquez-moi de la façon la plus claire possible ce que vous aimeriez lire prochainement.

Article de Marie-Adrienne Carrara
www.aproposdecriture.com